Art | Projects 
 


Street Food Project



2011 - 2013



les mangeurs des rues



Dis-moi ce que tu manges,... je te dirai qui tu es !
La nourriture est un art ! Et aussi l’un des meilleurs vecteurs pour comprendre une culture, une personne, une langue...
Un passeport gustatif pour s’immiscer dans un pays et même un patrimoine !

Gildas Paré, photographe culinaire, s’intéresse à l’évolution des mœurs, mais décide de se questionner plus particulièrement sur un phénomène mondial : la Street Food.

Empreint de curiosité et d’une lucide attention, Gildas décide alors de s’interroger sur nos pratiques socio-culinaires au sein du paysage urbain, d’observer les changements de notre société et ainsi lever le masque de l’anonyme mangeur des rues.

L’espace d’un court instant, la rue se transforme alors en cabinet de curiosité, laissant la place à tout type de questionnement : Où ? Qui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Quand ? L’occasion de ne plus jamais regarder un mangeur dans la rue comme un anonyme.

Dans l’absolu, chaque portrait pourrait se suffire à lui seul, racontant une anecdote, une classe sociale, une localisation, une motivation...
Et c’est à l’instar d’August Sander, ou plus récemment de Rineke Dijkstra, que Gildas souhaite mener cette série de portraits tel un inventaire anthropologique, tant artistique que pédagogique.

Alors, Muni de son studio portatif, avec la rue comme laboratoire d’observation, il souhaite mettre en lumière toutes les couches sociales, la figure humaine de la Street Food.

A la découverte des saveurs de différents territoires, Street food Project tisse un portrait à la fois culturel, patrimonial, social et architectural.

Projet à suivre... En recherche de financement pour poursuivre le travail à l'international.



Ce travail a reçu le Grand Prix de la Photographie de l'Alimentation au FIPC en 2011 par le Ministère de l'agriculture et de l'alimentation, dont le parrain de cette édition était Thierry Marx.


  • Textes Julie Baudoin















Plastic Dream



2015 - ...



Le repassage des seins

Invité à rendre visite à une amie qui habite au Cameroun, j'ai commencé à  faire des recherches sur le web à propos du pays que j'allais découvrir durant mon voyage.

Ayant personnellement vécu une histoire maternelle un peu bousculée, je suis toujours curieux des histoires qui sont en lien avec la notion d'amour qui existe ou non entre les êtres humains.

Poussé par la curiosité et surpris de découvrir que presque personne ne parlait de cette pratique, j'ai fini par rencontrer un journaliste TV qui souhaitait travailler aussi sur ce sujet. puis nous avons approcher une association qui protège ces jeunes filles.



PLASTIC DREAM, interroge notre propre vision de la féminité face aux diverses tentatives de contrôles corporels, choisis ou subis par certaines jeunes femmes. Selon les cultures, les codes de la féminité diffèrent ! Si certaines pratiques tendent à rendre la femme aussi féminine que les codes culturels le prévoient, d'autres visent au contraire à retarder le passage de certaines jeunes filles au stade de jeunes femmes.

Ce travail, explore une pratique culturelle camerounaise : " le repassage des seins ". Ce repassage consiste à écraser la glande mammaire de jeunes filles ayant un développement pubère jugé trop précoce. Ce contrôle corporel est effectué par leur mère, grand-mère, tante ou encore guérisseuse, à l'aide d'objets chauffés sur le feu, détournés de la cuisine.

Cet acte entraine de véritables blessures physiques, psychologiques et même identitaires. Pourtant, paradoxalement, cet acte est avant tout un acte bienveillant, visant à protéger ces jeunes filles du regard des hommes, du viol, du mariage ou d’une grossesse précoce, et ainsi leur permettre de poursuivre leurs études.


Au fil des portraits, images et textes, et des objets, cette série entre alors intimement dans la dichotomie de ces femmes, dans leur rapport entre nature et culture, protection et conformisme, existence et oubli de soi.

Et c’est ainsi que ces seins, tant contrôlés que sacralisés, deviennent à la fois éternelle blessure et rêve de leur vie, pour une chirurgie plastique mammaire.

A l’instar des clichés féminins, ces photographies de femmes nues sous cadres noirs sont à première vue comme des bijoux précieux dans leurs écrins. Mais le bandeau de texte, tel un voile masquant leur intimité, reflète la blessure de leur féminité.



Travail en cours....

Ce projet est en cours, je dois retourner auprès des victimes et les aider avec ce projet, pour communiquer plus fortement en faisant une campagne d'affichage dans les rues, pour porter le message au cœur de la société civile.
J'aimerais aussi rencontrer des artistes sculpteurs camerounais, leur proposer une collaboration pour travailler sur des cadres sculptés personnalisés de leur émotion masculine face au sujet, et ensuite, exposer les oeuvres dans des galeries d'art ou des foires d'art, afin de collecter des fonds en vendant les œuvres, que je donnerai en partie à l'association RENATA à Yaoundé.










︎Textes de témoignages (sur plaque de Zinc gravée à l’acide)





︎Outils utilisés pour la pratique





Plaisir & Douleur



2014




Au-delà de nos Frontières


Dans ma quête photographique, je me plonge au cœur d'une dualité humaine, explorant les notions intimes et profondément complexes de plaisir et douleur. À travers une série d'histoires saisissantes, je capture des personnages dans leurs activités, leurs passions et parfois même leurs déviances, cherchant à révéler cette mince frontière entre deux extrêmes qui, à première vue, semblent diamétralement opposés. La notion de plaisir et douleur est profondément ancrée dans notre existence.

Nous cherchons tous le plaisir, cette sensation euphorique qui éveille nos sens et nous transporte vers un état d'extase émotionnelle. Mais, paradoxalement, le chemin qui y mène peut être pavé de douleur. Certaines expériences requièrent un sacrifice, un effort, voire des souffrances physiques ou émotionnelles avant d'accéder à ce plaisir tant désiré. Ce paradoxe soulève des questions fondamentales sur la nature même de l'existence humaine.


À travers mes photographies de portraits, je cherche à explorer des scènes où le plaisir est la récompense d'activités exigeantes : des femmes après leur accouchement, des athlètes repoussant leurs limites physiques, des artistes perdus dans leur passion créative, des aventuriers bravant les éléments pour conquérir de nouveaux horizons, ou certains métiers requérant une bravoure digne de héros…

Dans ces moments d'extase, la douleur antérieure semble s'estomper, devenant un souvenir lointain, voire une source de fierté, car elle a été surmontée pour atteindre une forme de transcendance.


Mais il y a également une autre facette, plus sombre, de cette dualité. La douleur elle-même peut être une source de plaisir pour certains. Des individus cherchent délibérément à l'expérimenter, à la transcender, voire à s'y abandonner, cherchant à repousser les limites de leur propre être. Ces frontières entre plaisir et douleur deviennent floues, révélant une part inexplorée de la psyché humaine.


Mon objectif en tant que photographe est de susciter la réflexion, de provoquer l'émotion et d'inviter le spectateur à remettre en question ses propres perceptions de la frontière entre plaisir et douleur. Est-ce une ligne tracée dans le sable, changeante selon les individus et les cultures, ou est-ce un état d'esprit universellement compris ? Peut-être est-ce une frontière mouvante, que nous sommes destinés à redéfinir à mesure que nous évoluons en tant qu'êtres humains  ?

Plongez dans ces histoires de vie, dans ces moments d'extase et de souffrance, et s'interrogez sur notre propre compréhension de cette frontière délicate. Car c'est dans ces interstices de l'âme que se cachent parfois les vérités les plus essentielles sur nous-mêmes et sur notre condition humaine.






Jogger - L'Ascension du Mont Rude (France)




FOOD WASTE



2010 - 2022



Dans sa série photographique FOOD WASTE, Gildas Paré met en lumière toute l'ambiguïté du gâchis alimentaire, en captant sous un procédé photographique à fort caractère publicitaire, l'image d'aliments détruits. Cette alliance à la fois de beauté et de destruction amène une confusion et nous incite alors à porter une réflexion sur notre propre mode de consommation. C'est ainsi qu'avec environ 100 kgs de nourritures gaspillée par personne et par an dans nos pays développés, cette série interroge un véritable scandale environnemental, financier et éthique.




Dans la nouvelle partie de sa série FOOD WASTE, il s’empare des codes de la culture Pop Art et délivre des œuvres d'art engagées qui rappelle la puissance de certains artistes, comme le travail d'Andy Warhol.

Il y repousse les limites pour dénoncer avec audace les excès et les conséquences de notre société industrielle de surconsommation. Gildas Paré nous montre qu'il est possible de provoquer un changement positif en utilisant l'art comme moyen de sensibilisation et de remise en question.